Quel est l’essentiel à savoir sur le Katana japonais ?

Autrefois utilisé lors des combats chez les samouraïs ou lors des cérémonies comme les duels, le katana servait dans de nombreuses situations. En effet, c’était l’outil adéquat pour couper le bambou ou pour tailler des nattes de paille. Depuis sa création jusqu’à nos jours, le katana a subi plusieurs modifications de conception au fil du temps. Les matériaux n’étaient pas les mêmes et les designs ont également changé. Il est d’ailleurs possible d’acheter un sabre traditionnel dans un magasin proposant cette catégorie d’articles. Des meilleures marques aux différents types en passant ses par composants, voici l’essentiel à savoir sur le katana japonais.

Les meilleures marques

Plusieurs précautions sont à considérer en matière de caractéristiques des katanas. Le plus évident est la marque, car elle peut garantir la qualité du katana. Une kyrielle de marques de katana sont disponibles sur différentes plateformes de vente en ligne comme https://katanatradition.com/. Cependant, certains sortent réellement du lot et proposent des katanas de qualité.

  • HANWEI : une marque taïwanaise fondée en Chine ;
  • BUGEI : une marque de référence grâce à la qualité de ses katanas ;
  • THAITSUKI NIHONTO : une marque réputée pour son réalisme de fabrication ;
  • IMPERIAL FORGE : reconnue pour sa création parfaite d’épée japonaise ;
  • PROJECT X: une marque reconnue pour sa fabrication d’épée de tout genre.

Ce sont là un top 5 des marques de katanas qui garantissent la qualité de l’accessoire.

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Les différents types de katanas

En général, on distingue deux types de katanas, à savoir le katana coupant et le katana non-coupant. Si le modèle tranchant est plutôt utilisé lors des combats et des entraînements à la coupe, le modèle non-tranchant est plutôt destiné à servir d’objet de décoration. Le katana non-tranchant est également utilisé pour perfectionner la manière de le dégainer et certains mouvements sans risque de se blesser. Par ailleurs, l’histoire nippone raconte que le katana est issu de deux principales familles.

La famille Minamoto

Cette famille représente le côté traditionnel du katana japonais. Elle regroupe le Wakizashi (la longue épée) et le Tanto (l’épée courte).

La famille Taira

C’est la famille qui utilise le Kogarashi. Il s’agit d’une épée caractérisée par sa longueur. Il est important de préciser qu’elle est encore plus longue que le Wakizashi, le katana traditionnel long. Le Kogarashi est également doté par des traits horizontaux qui font son charme.

Lorsqu’elles sont portées à l’épaule, les courtes épées sont appelées « Sayaate ». Quant aux longues épées qui sont portées dans le dos, elles sont appelées « Daito ».

La méthode de forgeage

Outre le fait que le katana soit une arme de haute technicité, c’est également une œuvre spirituelle. En effet, sa fabrication et la production de sa lame sont associées à des rites religieux. Plus précisément, le forgeage de la lame du katana associe 5 éléments du Shintoïsme à savoir :

  • La terre ;
  • Le métal ;
  • Le bois ;
  • Le feu ;
  • L’eau.
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De plus, durant toute la période de forge, il est important que le forgeron reste chaste. Bien entendu, si les forgerons traditionnels respectaient cette règle, il n’est pas sûr que les modernes en fassent de même aujourd’hui.

Cependant, la forge reste un lieu sacré protégé des esprits malins grâce à une corde dite sacrée. Lors des étapes de fabrication du katana, le forgeron traditionnel fait appel aux divinités Shinto, les Kamis. De nos jours, ces trois aspects sont conservés lors du forgeage du sabre moderne, à savoir : la technique, l’art et les rites.

En tout, la fabrication du katana se fait en 3 différentes étapes à savoir :

Le forgeage

Formées en deux parties, les lames de katana sont constituées du Shintestu et de l’Uagane. Le Shintestu est la partie centrale de la lame de katana. Cette dernière est entourée par la seconde partie qui répond au nom de Uagane. Ce dernier se présente sous forme de feuille d’acier. C’est d’ailleurs cette feuille d’acier qui est fabriquée en premier grâce au Daïkane, une plaque d’acier de 13 x 8 cm.

La trempe

Après le forgeage de la lame, vient ensuite le YAKI IRE. C’est l’étape où la lame est trempée afin de la durcir, surtout la partie tranchante qui l’est encore plus durement. Cela permet d’obtenir un tranchant souple et très résistant à la fois. Il faut préciser que c’est la partie la plus importante qui définit la qualité de la lame du katana. Si elle n’est pas réussie, tout le travail du forgeron est remis en question.

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Le polissage

C’est l’étape où le katana est remis en valeur. Elle nécessite tout un travail d’atelier pour faire ressortir tout le charme de l’épée ainsi que sa qualité. Le polissage du katana se fait en deux phases, à savoir : le JI TOGI et le SHIAGE. Le tranchant de la lame est polie en premier avant de finir sur la pointe (KISSAGI).

La sidérurgie au Japon

Il n’est pas possible de parler du katana sans évoquer l’évolution de l’industrie sidérurgique japonaise. On sait peu de choses sur les origines de l’industrie sidérurgique japonaise (entre le IIe et le Ve siècle). Néanmoins, le Japon semble avoir importé la technologie sidérurgique de Corée, qui à son tour les a acquises de la Chine.

Si les techniques sidérurgiques chinoises sont bien documentées, alors au moins jusqu’au VIIIe siècle de notre ère, les techniques utilisées au Japon étaient hypothétiques, et un artisanat japonais spécialisé a émergé : l’artisanat « Tatara ». Ce dernier désigne le fourreau qui permet d’obtenir non seulement l’acier, mais également le fer forgé et fonte avec le charbon de bois et le fer alluvial.